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4/12/12 > |
[Critique] Trois mondes
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Un film de Catherine Corsini. Avec Raphaël Personnaz et Clotilde Hesme. Date de sortie cinéma : 5 décembre 2012.
Pour son nouveau film, Catherine Corsini fait se confronter Trois mondes, dans lequel on trouve Raphaël Personnaz et Clotilde Hesme.
Après Partir, Catherine Corsini plonge ici dans un thriller impliquant trois parties différentes pour tenter de mener à bien une histoire étant donc forcément complexe par l’implication de ces différentes parties. On y suit donc Al, jeune homme sur le point de se marier et qui prend les rennes d’une concession automobile. Tout va bien pour lui jusqu’au jour où, à la sortie de son enterrement de vie de garçon, il renverse violemment un piéton avec sa voiture. Une jeune femme en a été témoin et l’a vu faire un délit de fuite. A partir de là la jeune femme, qui s’est rapprochée de la femme de la victime, va tenter de retrouver le coupable. Mais lorsque ce sera le cas, elle va se retrouver face à un homme ordinaire et les choses ne vont alors pas se dérouler comme elle l’aurait pensé…
Il est difficile d’adhérer au nouveau film de Catherine Corsini. Effectivement, afin d’illustrer son propos, elle va user de situations tirées par les cheveux, de grosses ficelles voyantes et de dialogues assez patauds, plombant l’ensemble, qui rendent ce Trois mondes bien inconsistant, volant de situation grotesque en situation grotesque avec un sérieux et un aplomb tellement imperturbable que tout cela en devient rapidement ridicule. Avec des acteurs plutôt talentueux de la jeune génération comme Clotilde Hesme et Raphaël Personnaz on aurait pu penser sauver quelque chose mais non. Visiblement un peu paumés et pas du tout aidés par leurs répliques ineptes, les acteurs paraissent fatalement mauvais, à se demander s’ils ont été réellement dirigés, et ne peuvent donc pas aider à sauver un métrage qui sombre dans le n’importe quoi au fur et à mesure qu’il avance, porté par une mise en scène peu inspirée, ne cherchant même pas à dynamiser l’ensemble. Un beau ratage.
Catherine Corsini se rate dans les grandes largeurs avec ce Trois mondes, qui utilise de grosses ficelles et sombre dans l’invraisemblable et le risible, noyant ses acteurs avec lui.
2/10
Cyril Perraudat
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